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  • : je suis responsable RD Décisionnel /SIG en Géomarketing. Ce blog a pour but de regrouper toutes les infos sur la convergence entre Business Intelligence et cartographie automatisée.
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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 08:35

Malgré tous les efforts d'alerte des utilisateurs sur les méthodes  de l'equipe de développement Bing Maps , le contrôle AJAX V7 vient encore d'être victime d'une audacieuse mise à jour , cette fois  il semblerait que les feuilles de style aient été bidouillées façon  vite vu je t'embrouille .. A croire que chez Microsoft , on doute même qu'il y ait des client qui utilisent leur produit.

 

Belle cacophonie au final a lire ici , surtout pour les commentaires !

 

En mai 2011 déjà, le support français signalait cette désagréable habitude "qui souligne un manque de rigueur" (SIC) billet à lire ICI

 

Septembre 2012, même foutage de gueule et même manque de rigueur !

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 08:23

Les offres d'emploi en geomatique , avec une composante OLAP ne sont pas légion ; notez bien le "éventuellement" dans le message !  Alors quand elles émanent d'un labo de recherche, il faut  relayer à fond!

 

Pour les contacts , faites moi la demande , car je ne veux pas afficher les emails en clair dans ce message:

 

 L’UMR CNRS IDEES recrute pour le projet « Pulsation Urbaine » au sein du programme GRR TLTI RISC un Ingénieur d’Etudes, à plein temps, pour une durée de 15 mois, à partir d’octobre 2012. Poste à pourvoir à Rouen • Compétences= -Compétences générales en géomatique, SIG, base de données ; -Plus précisément compétences en MySQL, PostGIS, Arc view ; éventuellement utilisation d’OLAP • Activités = Extraction de données, recompositions et traitement de base de données spatialisées à partir d’enregistrements GSM de téléphonie mobile Couplage base de données/SIG, catégorisation, typologies. • Qualités requises = -Capacité à s’insérer au sein d’une équipe pluridisciplinaire età dialoguer avec des géographes et des informaticiens. -Nécessité de s’engager sur la confidentialité des données traitées • Niveau d’études demandé= Master 2 au minimum en Géomatique ou Géographie 
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 11:45


Le support de Microsoft voudrait-il bien répondre à quelques questions ?


Je vois ici ou là quelques commentaires rageurs à propos du ton employé sur l'evolution de la plateforme Bing Maps de Microsoft
Ces commentaires sont issus du support officiel de Microsoft France, (soustraité par une entreprise de services en informatique)
A ma grande surprise j'ai du supprimer quelques uns de ces commentaires, qui flirtaient un peu trop avec l'insulte et le denigrement personnel

Je révèle encore un mot: "hautain" .. l'aurais-je été ?  je n'attaque que la stratégie de l' entreprise Microsoft (et encore uniquement en ce qui concerne l' API Javascript
Bing Maps)  En aucun cas je n'attaque les personnes dans mes billets. Permettez moi , d'être "hautain" envers les services de Microsoft en charge de l'evolution de l' API Javascript Bing Maps
Je suis un client , auquel jamais un prétendu support n'a voulu  répondre .. Ne parlons pas du service marketing , qui, en France, s'est littéralement évaporé!!

Hautain , je ne sais pas, mais en colère ça oui !!!!! 
N'importe quel clampin pourrait vous dire que la v7 est un autre produit , pas une évolution.
Meilleur? sans doute! mais en attendant, ceux qui on investit du temps et de l'argent dans la version antérieure aimeraient bien comprendre ce qui va se passer.
On entends trop dire qu'il suffit d'upgrader de version , que ce n'est pas si compliqué .
Le résultat est que si vous avez des dizaines de milliers de lignes de code , utilisant intensément  tous les types, methodes, et propriétés de la v 6.3, il faut tout réécrire
Le travail , en conséquence , est aussi important que de passer à la concurrence. Or,  quid de la garantie que cela ne recommencera pas avec la prochaine version ?

Chacun peut se faire une idée en comparant les SDK en ligne
la V6.3 ici : http://msdn.microsoft.com/en-us/library/bb429619
la v7.0 ici : http://msdn.microsoft.com/en-us/library/gg427610



Un tableau comparatif des types et des méthodes est ici :
http://msdn.microsoft.com/en-us/library/hh237870.aspx

Il n'y a que la VEPrintOption class qui est supportée à 100% !!!! encore que ...En plus tous les espaces de noms ont changé!
et ne parlons pas des propriétés et de la verbosité.. 
un VEMap.GetVersion devient un Map.getVersion  (On se demande comment on a pu faire une chose pareille!)
Un VESHAPE Class devient un Microsoft.Map.Pusphin ..
Et pour finir les héritages sont bouleversés.

L'API V7.0 de Bing Maps  N'EST PAS UNE EVOLUTION DE LA V6.3 , MAIS UNE API ENTIEREMENT NOUVELLE


J'entends aussi couramment cet élément de langage : Google a fait pareil avec la v3 de son API . Voici ma réponse:

- Google a déprécié environ 70% des types de son framework .  Microsoft , quelques mois plus tard l'a fait à 100 %  Pourriez vous me citer une classe , une seule qui n'a pas changée entre la v 6.3 et la v 7
Donc , Google n'a pas fait la même chose que Microsoft , Microsoft a fait pire que Google! L'un ne sauve pas l'autre , et la politique du pire n'est pas faite pour nous rassurer !

- au delà des chiffres et des pinailleries techniques: quand Google prends une initiative, cela devient-il un argument pour que Microsoft s'aligne?
Quand Google à annoncé la manière dont son API allait évoluer, j'étais plutôt content de ne pas être chez eux .. quelques mois aprês , j'avais plutôt hônte !

Est-ce une position officielle de Microsoft ?   Parce que là , Google annonce une baisse de 80 % de ses tarifs, pas de facturation tant que le le site ne dépasse pas
25 000 chargements de cartes par jour durant 90 jours consécutifs !!
J'attends avec impatience l'alignement de Microsoft sur Google !!!

Il y a encore pire au sujet de la V7.0  , voici un document qui j'espère fera réagir la communauté de développeur :
j'ai téléchargé il y a deux ans le SDK (Software Developpement Kit) , il est à gauche.., à droite voici le même SDK de la même version téléchargé aujourdh'huicommentaireSDK7v1.jpg



il s'agit du même SDK , alors , comment faisait-on pour migrer il y a deux ans et comment fait-on aujourd'hui , alors que presque 50% de nouvelles classes apparaissent?
La V7.0 d'aujourd'hui n'est pas la même que celle d'il y a deux ans .. à se demander a quoi servent les numéros de version !

Continuons avec les références de l API proprement dites : que de surprises  !!!!
commentaireSDK7v2.jpg

Comme l'indique si bien le billet de M Boonaert trouvé ici

Ces changements  peuvent occasionner des erreurs dans la programmation de l 'API, et cela sans que les programmeurs soit avertis des changements ! un comble!
on pourra relever cette phrase qui est en soit un aveu des pratiques douteuses de Microsoft :

 "Nous avons pu échanger avec les équipes produits et techniques et il est clair que ce genre de scénario va être gage de prudence pour
 les prochaines mises à jour pour ne pas donner une mauvaise impression quant à la plateforme et à sa pérennité."
 
Le support en France peut -il garantir que ces pratiques n'ont plus court ? Que les mises à jour "en mode NINJA" (sic) n'existe plus sur la V7.0?

Le sujet de ce billet est de constater qu'à travers les commentaires du support Microsoft, je ne vois toujours pas de réponse à mes questions, elles sont pourtant bien là:
 
La prochaine version de l ' API Javascript de Bing Maps sera-t-elle compatible avec la V7 ? à quel pourcentage ?

La version 6.3 va-t-elle évoluer?

Combien de temps encore sera-t-elle en ligne ?
Il ne suffit pas de nous dire , "il n'y a pas d'annonce d'abandon pour l'instant", Il faut que Microsoft s'engage sur un agenda clair , précis et daté
Si même le support officiel ne sait rien la dessus , comment peut il y avoir un support digne de ce nom ?

Pourquoi devrait-on payer le même prix pour l'utilisation d'une version qui n'évolue plus ?

Comment l'editeur va garantir les investissements du travail développé avec ses outils ?

Existe-t-il une librairie téléchargeable qui permette de migrer de la V6.3 à la 7.0 ?

Si oui , ou est-elle ?

Qui doit payer le surcôut de travail de migration d'un travail de plusieurs centaines d'heures pour la simple cause d'une incompatibilité de version d'un produit ?
L'editeur ? le prestataire? le client ?

Pourquoi , alors que le support officiel en a fait l'annonce , les appels à l' API sans licence Keys continuent de fonctionner ?

Pourquoi,contrairement à ce qui a été annoncé , les Licences developpeurs valables 90 jours, continuent de fonctionner apres 6 mois d'usage ?

Pourquoi la v7.0 d'il y a deux ans est-elle si différente de celle d'aujourd'hui?

 

Enfin  s'il existe une méthode simple de migration vers la V7.0 , merci de la mettre en ligne ou d'indiquer son adresse.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 14:29

   Dans le numero de fevrier du magazine GeOconnexion international on trouve un article très intéressant de Michael Sanderson (1Spatial) et Thierry Badard(Spatialytics)  sur le besoin de trouver des normes aux formats geographiques dans la Business Intelligence .

 

   Selon cet article l'OGC (Open Geospatial Consortium) sera à l'avenir bien plus concentré sur cette tache à travers GeoBI DWG ( Geospatial Business Intelligence Domain Working Group) larticle est à télécharger ici

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 08:26

Longue vie au nouveau blog de Michael TRANCHANT sur le Geodecisionnel , c'est ici

http://tranchant.name/

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 10:07

Quand  Microsoft flingue Microsoft:


  Connaissez-vous PANORAMA ?  Dommage, il faut aller faire un tour sur leur site ça vaut le coup . c’est ici : http://www.panorama.com.

   Panorama est une entreprise de Business Intelligence connue pour avoir vendu sa technologie OLAP à Microsoft (en 1996 , précise le site) ce qui est devenu Analysis Services dans la suite SQL SERVER.

Par ailleurs, on apprend que PANORAMA est resté depuis un Partenaire proche et stratégique de Microsoft . Effectivement  on voit bien le logo GOLD Partner, et là on se dit parfait, c’est du sérieux entre PANORAMA et Microsoft . La suite NOVAVIEW fait en effet la part belle à OFFICE et aux outils BI de Microsoft .

   Jusque-là rien d’anormal.

En parcourant la page des recherches en cours , on aperçoit un paragraphe bien intéressant intitulé  « les solutions PANORAMA de prochaine génération » , whaaa et regardez bien  ,  il y a une ligne  sur « le Framework GIS de Panorama Novaview » . On va enfin parler de SOLAP ,

    la page est ici http://www.panorama.com/research/whitepapers.html

    Et il y a même un doc PDF à télécharger ici : http://www.panorama.com/documents/panorama-gis-datasheet.pdf

 

    Tout  cela est fort bien écrit et présenté, on sent la compagnie sérieuse.  Le produit a réellement l’air intéressant.

Mais si vous ouvrez ce document, vous aurez peut-être une petite surprise, dès que l’on parle de cartographie, plus question de Microsoft, on oublie vite Mappoint ou Bing , vive ESRI !!  

 

   Je me souviens d’une démo il y a trois ans ou un Mashup présentait un Google StreetView sur une carte Bing Maps (à  l’époque Virtual Earth). Le commercial Microsoft avait tiqué et suggéré que c’était sans doute une rupture de contrat. Les temps ont bien changé  et aujourd’hui , les GOLD Partners peuvent bien faire l’apologie de la concurrence : on peut relever cette petite perle qui vaux son pesant de token Bing Maps : « Panorama Software has chosen to incorporate the most popular GIS solution » Et vlan sur Bing !

 

   Ceci est d’autant plus frappant, que dans une solution telle qu’elle nous est présentée , on ne comprends pas toujours la nécessité d’avoir à payer une licence d’un GIS aussi complet que ceux d’ESRI .. d’ailleurs les spécialistes noteront que le texte n’est pas très explicite quant à la version de produit utilisé. Et les images d’écrans laissent plutôt voir une version un peu daté … ou pas ?

   Dommage pour Panorama , ESRI vient de racheter SpotOn , et là c’est de la concurrence frontale. Parions que d’ici peu ESRI ne sera plus le « Most Popular » !

 

  Au delà de l’anecdote, il y a de vrais incohérences chez Microsoft . Quand Yahoo (un autre Partenaire fameux) structure sa migration de Yahoo Maps vers Nokia Maps , voilà un autre coup porté à la crédibilité des produits cartographiques Microsoft.

 

  Rajoutons à cela un versioning d’ API catastrophique (la V7 est 100% incompatible avec les versions antérieures)  , on se demande si chez Microsoft, on a pas envie de se débarrasser  purement et simplement  de la branche cartographique ..  Bien dommage quand on voit les nouvelles capacités de la cartouche spatial de SQl Server !

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 08:39

C'est un gros poisson que rachete ESRI , non par la taille ni la notoriété , mais par sa technologie

SpotOn est un specialiste COGNOS IBM  voir ici: http://www.spotonsystems.com/  Cela semble donc un rapprochement tres fort entre ESRI et IBM , alors qu'en matiere de BI chacun pensait surtout au couple ESRI / ORACLE.

Toujours est-il que l'integration SIG et BI devient une tendance lourde.

Plus d'info ici

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 08:21

Le SIAD est un MASTER de l'Universite de Lille 1 (Systemes d'Information et d'Aide à la Decision) , en cherchant un peu dans les contenus pedagogiques , on découvre une matière de Geomarketing en M2  c'est ICI :http://www.univ-lille1.fr/mastersiad2/menu_enseignement_m2_pn.php.  Les choses sont-elles en train de bouger dans les cycles de formation concernant SIG et Décisionnel ?

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 09:40


Mais quels peuvent être les apports du décisionnel en géographie ? Pourquoi il y a si peu  de décisionnel " réel " dans les SIG ?


  La géographie a un champ d'investigation très large, un des défis majeur de cette science est de théoriser sur de grandes quantités de données, la problématique de l'espace occupé par l'homme est d'abord une problématique d'échelle. Le géographe doit théoriser sur de grands ensembles et développer des outils et des méthodes permettant de synthétiser et généraliser tour à tour et successivement. Il n'a pas attendu l'informatique pour le faire. La cartographie et la statistique ne datent pas d'hier !  Le géographe s'outille de tout ce qui lui permet de recenser classer et ordonner depuis l'antiquité.  Le découpage géographique obéit à la nécessité de hiérarchiser l'espace pour mieux le comprendre. La classification des cours d'eaux, comme la typologie de la végétation, les catégories de climats, les exemples sont nombreux de méthodes communes, même en question de géographie humaine.


  C'est la raison pour laquelle la géographie est rapidement grande consommatrice d'informatique et ce dès les années 60-70 avec l'imagerie satellitaire et la saisie de base de données géographiques.  Dès le départ les gains en termes de capacité d'analyse sont énormes. Très rapidement, en 20 ans, la communauté scientifique géographique mute complètement son outillage et créé même une branche spécifique aux systèmes d'informations, les fameux SIG.  Mais ou en est l'informatique à ce moment ?  Les années 80 sont indubitablement la grande époque des bases de données relationnelles, elles sont matures, fiables, stables et abordables !  Ce sont des années marquées par des produits comme DBASE qui ont permis la diffusion sur PC de la technologie relationnelle, laquelle offre l'énorme avantage de la portabilité , de la standardisation (tels le langage SQL) et du partage (réseaux locaux et modèle client / serveur)
  L'époque pionnière et créatrice des SIG a historiquement coïncidée avec la période informatique de la Base de donnée relationnelle. Lorsque plus tard, les informaticiens formaliseront le modèle décisionnel, plus adapté à l'analyse, les SIG ne suivront pas. Pourquoi ?  Essentiellement pour deux raisons :

1- la force du marché : en quelques années, les éditeurs de SIG sont devenus des monopoles commerciaux : ils représentent à eux seuls l'unique instrumentalisation de l'information géographique.  A la pléthore d'outils (bons et moins bons) des années 80, a succédé la domination de marques, tels que ESRI, Mapinfo, Autodesk, BENTLEY system, ou GEOCONCEPT en France. Ces outils sont devenus ultra-performants et de bonne qualité, mais remarquons tout de même que jamais dans l'histoire de la science géographique, celle-ci n'a dépendu d'aussi peu d'outils, car dans les faits, rien ne départage réellement ces logiciels, ils sont tous basés sur le même paradigme du relationnel. Depuis la massification de l'usage d'internet, la néogeographie n'a rien changé à notre outillage conceptuel ; au contraire, on peut dire que l'usage d'internet a massifié la consommation d'information géographique, alors que nos méthodes pour " penser " un SIG n'ont pas variées fondamentalement. Je constate même que les éditeurs désormais historiques, se sont tous lancés, comme un seul homme vers la mise en SGBDR de l'information géométrique : désormais tous les SGBDR ont une cartouche géographique, et partant de là , la fusion entre SIG et base de données semble être préemptée durablement.

2-la recherche scientifique en panne : la vitesse commerciale, n'est pas comparable au temps de la recherche scientifique. Si le marché du SIG a explosé en un éclair, l'adoption de nouveaux sujets d'études de recherche n'obéit pas aux mêmes rythmes.  Pratiquement tous les logiciels ont bénéficiés d'un travail de recherche avant d'avoir un quelconque succès commercial. Mais très vite les universitaires ont adopté ces outils sans plus avoir de relation critique avec ceux-ci , il s'agissait -et s'agit encore- de maitriser l'outil, de savoir programmer , modeler une base,  concevoir un système géographique . le SIG est seulement un outil , mais il devient une matière, un savoir à lui tout seul .   Comment s'étonner alors que de nouveaux paradigmes n'apparaissent plus ? Le SIG dans sa forme primaire n'est plus un sujet d'étude, il est devenu un dogme. Les universités, talonnées par une injonction de résultats sur le marché du travail, s'empressent de former des ingénieurs et techniciens SIG, qui seront à leur tour convaincus que le modèle SIG-Relationnel est la seule architecture possible.

 Vers des SIG décisionnels ?


Certaines questions autour de la spécificité des données géographiques n'ont toujours pas reçus de traitements adéquats, par exemple celles des données temporelles,  comparer des situations  à intervalles régulier est un vrai souci, car l'historisation des données n'est pas dans la nature des systèmes transactionnels.
La conférence 2011  de l'UCGIS , organisé à Fuzhou, en Chine le 29 juillet a pour thème le SPATIAL DATA MINING et les SERVICES DE CONNAISSANCE GEOGRAPHIQUES, dans la première partie , voici une liste des suggestion de sujets à aborder :
-Spatio-temporal analysis and modeling methods
-Geo-spatial data mining algorithms
-Spatial statistics and data mining
-Visual spatial data mining
-Spatial decision support systems
-Spatial data warehouse and spatial OLAP
-Modeling and analysis of digital elevation
-Uncertainty in geo-spatial information
-Spatio-temporal data structures and algorithms
-Systems architectures and middleware for GIS
-Spatio-temporal data quality and uncertainty
-Spatiotemporal modeling
-Spatial ontology and cognition
-Automated mapping and map generalization

Le lien complet est ici   http://www.ucgis.org/Events/moreinfoarchive.asp?ID=250
  La nouvelle tendance de la recherche en Information Géographique va donc être en partie portée par  une nouvelle réflexion de l'outillage géographique et des modèles informatiques sous jacents.  Le SOLAP est directement abordé et devient donc un thème à part entière. Je relève que quatre thèmes suggèrent la question du temporel . Ce qui montre donc que la question des analyses spatio-temporelles est à la pointe de la recherche.  Sur ce même thème , le décisionnel offre des ressources de traitement depuis longtemps. Dans un datawarehouse on historise les données , alors que dans une base de données on les mets à jour.

  Le décisionnel n'est pas une trivialité de langage, un artefact marketing, c'est une branche de la science informatique qui se développe depuis 20 ans environ. Un petit coup d'œil aux axes de recherche de l'IRIT (Institut de Recherche en Informatique de Toulouse) par exemple en donne une idée : http://www.irit.fr/SIG-ED-Conception-de-systemes-d
Le principal objectif recherché dans l'analyse décisionnel est le classement hiérarchique dans un ensemble de données.  Ce que l'on nomme aussi un axe d'analyse. Le concepteur d'un système décisionnel est un analyste des classements, alors que le concepteur transactionnel est un analyste des échanges.  Un exemple classique de hiérarchie est l'organigramme d'une entreprise. Un analyste décisionnel organisera le datawarehouse afin de représenter la position de chaque poste au sein de l'organisation, l'analyste transactionnel représentera lui, les échanges qui existe entre chaque poste.


  D'un  côté le décisionnel s'attache à la vue organisationnelle d'un ensemble, de l'autre, le modèle transactionnel s'attache à la logique des flux entre les entités.  Ces deux ensembles n'ont rien d'antagoniques, ils sont complémentaires.  Quand un Système d'Information est tourné vers l'analyse (compréhension d'une organisation) il trouvera de meilleurs outils dans le décisionnel. Lorsqu'il s'oriente vers la transaction, le flux de données, la saisie et la mise à jour, son ambiance idéale sera le relationnel.


  Dans la réalité, le mode relationnel se trouve en amont d'une entreprise car il participe de la collecte de données, Il est aussi celui qui est historiquement plus ancien, la base de données est partout aujourd'hui, devenu un pilier incontournable de chaque organisation. Le système décisionnel se situe, lui, après (historiquement et techniquement) le système relationnel , car il se nourrit de la donnée existante dans les SGBDR.


  Dans le cas de Systèmes d'Information Géographiques, il conviendrait de se poser la question de l'architecture en adéquation avec les objectifs attendus par ses utilisateurs. Par exemple, un SIG orienté réseau  d'eau, d'énergie et de transport sera essentiellement transactionnel si les utilisateurs en attendent une information opérationnelle du type, quelle vanne ouvre quel circuit ? Il convient dans une organisation de se poser ce genre de question, car pour un système géographique la réflexion n'est pas anodine.  En effet le SIG est toujours rangé dans la catégorie transactionnelle car l'outillage décisionnel fait cruellement défaut lorsque l'architecte veut mettre en œuvre  une solution de ce type.

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 10:41


   Voici un extrait d'une offre d'emploi de chargé d'étude Géomarketing, définissant les missions futures du candidat :
 - Prise en charge des paramètres de l'étude et préparation des données nécessaires,
 - Lancement des diverses routines SIG et statistiques,
 - Réalisation des livrables,
  - Accompagnement du consultant commercial chez le client sur certaines prestations.

  Sur quatre missions, les deux premières sont affectées à la mise en place des données. Il est étonnant de voir, d'un côté, le discours marketing des entreprises insister autant sur le décisionnel, et de l'autre, constater que les méthodes de travail restent bien dans le domaine classique de la base de données relationnelle. En effet un des premiers bénéfices attendus de la mise en place d'un système décisionnel est la mise à disposition d'un entrepôt de donnée prêt à consulter !   Or, qui dit " préparation de données " et " lancement de routines statistique " dit aussi " pas de système décisionnel ". En effet la construction d'un système décisionnel prend en considération, dès la phase de conception,  un ensemble de méthode et de données qui garanti une disponibilité immédiate à l'utilisateur final.
Dans un système transactionnel, le besoin d'analyse sur les données doit passer par des phases de préparation plus ou moins complexes suivant l'état des données, les résultats espérés, le temps disponible et les moyens mis en œuvre.  Les outils standardisés utilisés font finalement toujours appels aux mêmes connaissances : conception de base de données, langages informatiques (SQL et programmation), statistique.

Cette organisation offre trois défauts


    a-Qualité des données et présomption de résultats
    Si dès le départ, le chargé d'étude doit se préoccuper de la qualité des données et des méthodes à mettre en œuvre, il fera tout pour soumettre les données aux obligations de résultats (ce qu'on appelle présomption de résultats : on arrive à faire dire ce que l'on veut aux données)
   
    b-Industrialisation laborieuse.
    Pour une étude,  un travail de logistique de données est établi : est-il  utilisable pour d'autres études ? Comment ?  Quel est le coût de son industrialisation ? C'est-à-dire de sa valorisation dans la réutilisation ?  Les techniques liées à la manipulation des Base de Données transactionnelles se prêtent peu à l'extraction. La priorité est donnée à la production de la base (c'est-à-dire aux transactions : saisie , annulation , mise à jour. ), le chargé d'étude aura souvent comme premier réflexe d' échantillonner la base c'est-à-dire de la segmenter. Souvent parce qu'elle trop grande,  ou parce qu'elle contient des données " inutiles " pour l'étude envisagée !  Par ce biais, l'industrialisation est déjà compromise.


    c-Compétences techniques ou compétences métier ?
Dès les premiers instants de la mission, on voit bien que la difficulté technologique est au cœur de la mission. Ce que confirme la définition du profil du candidat : " vous avez déjà utilisé les outils et méthodes géomarketing pour des applications opérationnelles et d'aide à la décision. Vous avez une bonne maîtrise des SIG (MapInfo, Géoconcept,...), des bases de données et tableurs (Access/Excel). Des compétences en développement (VB/Mapbasic) et en statistiques sont des atouts pour ce poste "
Si j'en crois cette définition de profil : il faudrait faire un outil d'aide à la décision, tout en maitrisant des outils qui ne sont pas décisionnel : Base de donnée (et tableur !), programmation et statistique. Cette antinomie classique résulte souvent d'une absence de culture informatique réelle à propos du décisionnel, ce qu'il est censé apporter, à quel coût, avec quelles méthodes.


  A trop vouloir se cantonner au décisionnel de façade, on oublie que l'essentiel du décisionnel est de donner un accès direct à la donnée, aux personnes spécialistes du domaine qu'elles sont censées couvrir. Un chargé d'étude marketing, devrait être compétent en marketing et non pas en programmation ou en base de données !

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