Présentation

Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 12:02

   Cette année sera marquée pour nous par le lancement de la V2 de K-ANALYSE.
Ce petit post pour signaler que la beta est bien avancée,  et au programme toujours du décisionnel et du lourd, puisque cette fois les cubes peuvent peser plusieurs centaines de Mo et seront très, très rapides !  Pour preuve je teste actuellement  le dev avec  les données complètes du recensement Logement et Population
Pour le logement, la base totale de l’Insee  fait 22 904  100 enregistrements avec lesquels K-ANALYSE traite des cubes de 260 mo !


   La nouvelle version sera entièrement supportée par Office 2010 et Mappoint (2006 ou 2010) et fonctionnera parfaitement SANS serveur de base de données ou serveur décisionnel . En effet il sera possible de profiter de toute la puissance d’analyse avec Office et seulement Office !. Pas de coûteux serveur  nécessaire !


   Au programme une interface simplifiée mais plus puissante , des cartes multivariées , des filtres spatiaux directement appliqués sur le tableau croisé et toujours le contour des IRIS à la demande
En attendant d’en savoir un peu plus  quelques copies d’écran, bien sûr

  Ha ! et puis aussi pour le fun : ce matin je tombe de ma chaise en lisant ici que K-ANALYSE est édité par... Microsoft !! Décidément il faut que j’en parle à Steve Ballmer , lors de notre prochaine réunion ! Pour l’instant je précise que K-ANALYSE est édité par KYRIS (www.kyris.net)  .. Voilà .. si Microsoft est intéressé j’attends un coup de fil !

 

 ecran1.jpg

 

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ecran3.jpg

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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 18:32

GADGET CDAC

 

La série des Gadgets CDAC a été conçue pour suivre en continu l’information immobilière commerciale en France

Les CDAC sont les Commissions Départementales  d’Aménagement Commercial.  Les délibérations de ces commissions informent sur les projets commerciaux (enseigne, surfaces, localisation etc…). Une base complète est saisie en continu tous les jours afin de regrouper cette information de façon consistante.

Cependant il faut  se connecter à cette base pour se tenir informé ; désormais il est possible de se maintenir en contact étroit avec l’actualité immobilière en France directement sur le bureau de son ordinateur. Comment ? En installant un ou des gadgets CDAC.

Un Gadget est une mini application qui apparait sur le Bureau du PC (Windows 7 ou Vista).  Les gadgets les plus courants sont les Gadgets  Météo ou Agenda.  Très simple à utiliser et à installer, ils sont là pour vous informer en tache de fond, tout en laissant libre votre espace de travail. Le gadget des CDAC  n’exige pas d’intervention de votre part , il remonte automatiquement l’information depuis la base de données des CDAC

 

Voici à quoi ressemble le gadget CDAC BRICOLAGE :

     

  cdacbrico.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Les informations affichées sont l’Enseigne , la commune d’implantation, la date de réunion de la CDAC, le sens de la décision et la surface commerciale du projet.

 

En Cliquant sur l’Enseigne on obtient une information additionnelle : 

 

cdacbrico1.jpg

En cliquant sur la commune on peut observer le lieu d’implantation :

 

cdacbrico2

 

 

Il existe deux thèmes  de Gadget :  ALIMENTATION et BRICOLAGE, il est possible sur demande de faire d’autres  classes  de GADGET CDAC .

 

Pour obtenir les Gadget CDAC c'est ici

 

Et dès à present un GADGET sur les Ordre du Jour des CDAC 2012 est disponible!

Publié dans : GeoBI
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 08:26

Longue vie au nouveau blog de Michael TRANCHANT sur le Geodecisionnel , c'est ici

http://tranchant.name/

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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 10:07

Quand  Microsoft flingue Microsoft:


  Connaissez-vous PANORAMA ?  Dommage, il faut aller faire un tour sur leur site ça vaut le coup . c’est ici : http://www.panorama.com.

   Panorama est une entreprise de Business Intelligence connue pour avoir vendu sa technologie OLAP à Microsoft (en 1996 , précise le site) ce qui est devenu Analysis Services dans la suite SQL SERVER.

Par ailleurs, on apprend que PANORAMA est resté depuis un Partenaire proche et stratégique de Microsoft . Effectivement  on voit bien le logo GOLD Partner, et là on se dit parfait, c’est du sérieux entre PANORAMA et Microsoft . La suite NOVAVIEW fait en effet la part belle à OFFICE et aux outils BI de Microsoft .

   Jusque-là rien d’anormal.

En parcourant la page des recherches en cours , on aperçoit un paragraphe bien intéressant intitulé  « les solutions PANORAMA de prochaine génération » , whaaa et regardez bien  ,  il y a une ligne  sur « le Framework GIS de Panorama Novaview » . On va enfin parler de SOLAP ,

    la page est ici http://www.panorama.com/research/whitepapers.html

    Et il y a même un doc PDF à télécharger ici : http://www.panorama.com/documents/panorama-gis-datasheet.pdf

 

    Tout  cela est fort bien écrit et présenté, on sent la compagnie sérieuse.  Le produit a réellement l’air intéressant.

Mais si vous ouvrez ce document, vous aurez peut-être une petite surprise, dès que l’on parle de cartographie, plus question de Microsoft, on oublie vite Mappoint ou Bing , vive ESRI !!  

 

   Je me souviens d’une démo il y a trois ans ou un Mashup présentait un Google StreetView sur une carte Bing Maps (à  l’époque Virtual Earth). Le commercial Microsoft avait tiqué et suggéré que c’était sans doute une rupture de contrat. Les temps ont bien changé  et aujourd’hui , les GOLD Partners peuvent bien faire l’apologie de la concurrence : on peut relever cette petite perle qui vaux son pesant de token Bing Maps : « Panorama Software has chosen to incorporate the most popular GIS solution » Et vlan sur Bing !

 

   Ceci est d’autant plus frappant, que dans une solution telle qu’elle nous est présentée , on ne comprends pas toujours la nécessité d’avoir à payer une licence d’un GIS aussi complet que ceux d’ESRI .. d’ailleurs les spécialistes noteront que le texte n’est pas très explicite quant à la version de produit utilisé. Et les images d’écrans laissent plutôt voir une version un peu daté … ou pas ?

   Dommage pour Panorama , ESRI vient de racheter SpotOn , et là c’est de la concurrence frontale. Parions que d’ici peu ESRI ne sera plus le « Most Popular » !

 

  Au delà de l’anecdote, il y a de vrais incohérences chez Microsoft . Quand Yahoo (un autre Partenaire fameux) structure sa migration de Yahoo Maps vers Nokia Maps , voilà un autre coup porté à la crédibilité des produits cartographiques Microsoft.

 

  Rajoutons à cela un versioning d’ API catastrophique (la V7 est 100% incompatible avec les versions antérieures)  , on se demande si chez Microsoft, on a pas envie de se débarrasser  purement et simplement  de la branche cartographique ..  Bien dommage quand on voit les nouvelles capacités de la cartouche spatial de SQl Server !

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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 08:39

C'est un gros poisson que rachete ESRI , non par la taille ni la notoriété , mais par sa technologie

SpotOn est un specialiste COGNOS IBM  voir ici: http://www.spotonsystems.com/  Cela semble donc un rapprochement tres fort entre ESRI et IBM , alors qu'en matiere de BI chacun pensait surtout au couple ESRI / ORACLE.

Toujours est-il que l'integration SIG et BI devient une tendance lourde.

Plus d'info ici

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Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 08:21

Le SIAD est un MASTER de l'Universite de Lille 1 (Systemes d'Information et d'Aide à la Decision) , en cherchant un peu dans les contenus pedagogiques , on découvre une matière de Geomarketing en M2  c'est ICI :http://www.univ-lille1.fr/mastersiad2/menu_enseignement_m2_pn.php.  Les choses sont-elles en train de bouger dans les cycles de formation concernant SIG et Décisionnel ?

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Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 09:40


Mais quels peuvent être les apports du décisionnel en géographie ? Pourquoi il y a si peu  de décisionnel " réel " dans les SIG ?


  La géographie a un champ d'investigation très large, un des défis majeur de cette science est de théoriser sur de grandes quantités de données, la problématique de l'espace occupé par l'homme est d'abord une problématique d'échelle. Le géographe doit théoriser sur de grands ensembles et développer des outils et des méthodes permettant de synthétiser et généraliser tour à tour et successivement. Il n'a pas attendu l'informatique pour le faire. La cartographie et la statistique ne datent pas d'hier !  Le géographe s'outille de tout ce qui lui permet de recenser classer et ordonner depuis l'antiquité.  Le découpage géographique obéit à la nécessité de hiérarchiser l'espace pour mieux le comprendre. La classification des cours d'eaux, comme la typologie de la végétation, les catégories de climats, les exemples sont nombreux de méthodes communes, même en question de géographie humaine.


  C'est la raison pour laquelle la géographie est rapidement grande consommatrice d'informatique et ce dès les années 60-70 avec l'imagerie satellitaire et la saisie de base de données géographiques.  Dès le départ les gains en termes de capacité d'analyse sont énormes. Très rapidement, en 20 ans, la communauté scientifique géographique mute complètement son outillage et créé même une branche spécifique aux systèmes d'informations, les fameux SIG.  Mais ou en est l'informatique à ce moment ?  Les années 80 sont indubitablement la grande époque des bases de données relationnelles, elles sont matures, fiables, stables et abordables !  Ce sont des années marquées par des produits comme DBASE qui ont permis la diffusion sur PC de la technologie relationnelle, laquelle offre l'énorme avantage de la portabilité , de la standardisation (tels le langage SQL) et du partage (réseaux locaux et modèle client / serveur)
  L'époque pionnière et créatrice des SIG a historiquement coïncidée avec la période informatique de la Base de donnée relationnelle. Lorsque plus tard, les informaticiens formaliseront le modèle décisionnel, plus adapté à l'analyse, les SIG ne suivront pas. Pourquoi ?  Essentiellement pour deux raisons :

1- la force du marché : en quelques années, les éditeurs de SIG sont devenus des monopoles commerciaux : ils représentent à eux seuls l'unique instrumentalisation de l'information géographique.  A la pléthore d'outils (bons et moins bons) des années 80, a succédé la domination de marques, tels que ESRI, Mapinfo, Autodesk, BENTLEY system, ou GEOCONCEPT en France. Ces outils sont devenus ultra-performants et de bonne qualité, mais remarquons tout de même que jamais dans l'histoire de la science géographique, celle-ci n'a dépendu d'aussi peu d'outils, car dans les faits, rien ne départage réellement ces logiciels, ils sont tous basés sur le même paradigme du relationnel. Depuis la massification de l'usage d'internet, la néogeographie n'a rien changé à notre outillage conceptuel ; au contraire, on peut dire que l'usage d'internet a massifié la consommation d'information géographique, alors que nos méthodes pour " penser " un SIG n'ont pas variées fondamentalement. Je constate même que les éditeurs désormais historiques, se sont tous lancés, comme un seul homme vers la mise en SGBDR de l'information géométrique : désormais tous les SGBDR ont une cartouche géographique, et partant de là , la fusion entre SIG et base de données semble être préemptée durablement.

2-la recherche scientifique en panne : la vitesse commerciale, n'est pas comparable au temps de la recherche scientifique. Si le marché du SIG a explosé en un éclair, l'adoption de nouveaux sujets d'études de recherche n'obéit pas aux mêmes rythmes.  Pratiquement tous les logiciels ont bénéficiés d'un travail de recherche avant d'avoir un quelconque succès commercial. Mais très vite les universitaires ont adopté ces outils sans plus avoir de relation critique avec ceux-ci , il s'agissait -et s'agit encore- de maitriser l'outil, de savoir programmer , modeler une base,  concevoir un système géographique . le SIG est seulement un outil , mais il devient une matière, un savoir à lui tout seul .   Comment s'étonner alors que de nouveaux paradigmes n'apparaissent plus ? Le SIG dans sa forme primaire n'est plus un sujet d'étude, il est devenu un dogme. Les universités, talonnées par une injonction de résultats sur le marché du travail, s'empressent de former des ingénieurs et techniciens SIG, qui seront à leur tour convaincus que le modèle SIG-Relationnel est la seule architecture possible.

 Vers des SIG décisionnels ?


Certaines questions autour de la spécificité des données géographiques n'ont toujours pas reçus de traitements adéquats, par exemple celles des données temporelles,  comparer des situations  à intervalles régulier est un vrai souci, car l'historisation des données n'est pas dans la nature des systèmes transactionnels.
La conférence 2011  de l'UCGIS , organisé à Fuzhou, en Chine le 29 juillet a pour thème le SPATIAL DATA MINING et les SERVICES DE CONNAISSANCE GEOGRAPHIQUES, dans la première partie , voici une liste des suggestion de sujets à aborder :
-Spatio-temporal analysis and modeling methods
-Geo-spatial data mining algorithms
-Spatial statistics and data mining
-Visual spatial data mining
-Spatial decision support systems
-Spatial data warehouse and spatial OLAP
-Modeling and analysis of digital elevation
-Uncertainty in geo-spatial information
-Spatio-temporal data structures and algorithms
-Systems architectures and middleware for GIS
-Spatio-temporal data quality and uncertainty
-Spatiotemporal modeling
-Spatial ontology and cognition
-Automated mapping and map generalization

Le lien complet est ici   http://www.ucgis.org/Events/moreinfoarchive.asp?ID=250
  La nouvelle tendance de la recherche en Information Géographique va donc être en partie portée par  une nouvelle réflexion de l'outillage géographique et des modèles informatiques sous jacents.  Le SOLAP est directement abordé et devient donc un thème à part entière. Je relève que quatre thèmes suggèrent la question du temporel . Ce qui montre donc que la question des analyses spatio-temporelles est à la pointe de la recherche.  Sur ce même thème , le décisionnel offre des ressources de traitement depuis longtemps. Dans un datawarehouse on historise les données , alors que dans une base de données on les mets à jour.

  Le décisionnel n'est pas une trivialité de langage, un artefact marketing, c'est une branche de la science informatique qui se développe depuis 20 ans environ. Un petit coup d'œil aux axes de recherche de l'IRIT (Institut de Recherche en Informatique de Toulouse) par exemple en donne une idée : http://www.irit.fr/SIG-ED-Conception-de-systemes-d
Le principal objectif recherché dans l'analyse décisionnel est le classement hiérarchique dans un ensemble de données.  Ce que l'on nomme aussi un axe d'analyse. Le concepteur d'un système décisionnel est un analyste des classements, alors que le concepteur transactionnel est un analyste des échanges.  Un exemple classique de hiérarchie est l'organigramme d'une entreprise. Un analyste décisionnel organisera le datawarehouse afin de représenter la position de chaque poste au sein de l'organisation, l'analyste transactionnel représentera lui, les échanges qui existe entre chaque poste.


  D'un  côté le décisionnel s'attache à la vue organisationnelle d'un ensemble, de l'autre, le modèle transactionnel s'attache à la logique des flux entre les entités.  Ces deux ensembles n'ont rien d'antagoniques, ils sont complémentaires.  Quand un Système d'Information est tourné vers l'analyse (compréhension d'une organisation) il trouvera de meilleurs outils dans le décisionnel. Lorsqu'il s'oriente vers la transaction, le flux de données, la saisie et la mise à jour, son ambiance idéale sera le relationnel.


  Dans la réalité, le mode relationnel se trouve en amont d'une entreprise car il participe de la collecte de données, Il est aussi celui qui est historiquement plus ancien, la base de données est partout aujourd'hui, devenu un pilier incontournable de chaque organisation. Le système décisionnel se situe, lui, après (historiquement et techniquement) le système relationnel , car il se nourrit de la donnée existante dans les SGBDR.


  Dans le cas de Systèmes d'Information Géographiques, il conviendrait de se poser la question de l'architecture en adéquation avec les objectifs attendus par ses utilisateurs. Par exemple, un SIG orienté réseau  d'eau, d'énergie et de transport sera essentiellement transactionnel si les utilisateurs en attendent une information opérationnelle du type, quelle vanne ouvre quel circuit ? Il convient dans une organisation de se poser ce genre de question, car pour un système géographique la réflexion n'est pas anodine.  En effet le SIG est toujours rangé dans la catégorie transactionnelle car l'outillage décisionnel fait cruellement défaut lorsque l'architecte veut mettre en œuvre  une solution de ce type.

Publié dans : decigeo
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Mardi 13 septembre 2011 2 13 /09 /Sep /2011 10:19

Depuis le 8 septembre le site de Spatialytics met à disposition la version 1.0 de Geomondrian , premier serveur Geodecisionnel opensource ..  Souvenez vous en 2009 j'en parlait ici et .  Cette fois c'est prêt , la version stable est disponible  téléchargeable ici

Publié dans : Le coin du libre
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 10:41


   Voici un extrait d'une offre d'emploi de chargé d'étude Géomarketing, définissant les missions futures du candidat :
 - Prise en charge des paramètres de l'étude et préparation des données nécessaires,
 - Lancement des diverses routines SIG et statistiques,
 - Réalisation des livrables,
  - Accompagnement du consultant commercial chez le client sur certaines prestations.

  Sur quatre missions, les deux premières sont affectées à la mise en place des données. Il est étonnant de voir, d'un côté, le discours marketing des entreprises insister autant sur le décisionnel, et de l'autre, constater que les méthodes de travail restent bien dans le domaine classique de la base de données relationnelle. En effet un des premiers bénéfices attendus de la mise en place d'un système décisionnel est la mise à disposition d'un entrepôt de donnée prêt à consulter !   Or, qui dit " préparation de données " et " lancement de routines statistique " dit aussi " pas de système décisionnel ". En effet la construction d'un système décisionnel prend en considération, dès la phase de conception,  un ensemble de méthode et de données qui garanti une disponibilité immédiate à l'utilisateur final.
Dans un système transactionnel, le besoin d'analyse sur les données doit passer par des phases de préparation plus ou moins complexes suivant l'état des données, les résultats espérés, le temps disponible et les moyens mis en œuvre.  Les outils standardisés utilisés font finalement toujours appels aux mêmes connaissances : conception de base de données, langages informatiques (SQL et programmation), statistique.

Cette organisation offre trois défauts


    a-Qualité des données et présomption de résultats
    Si dès le départ, le chargé d'étude doit se préoccuper de la qualité des données et des méthodes à mettre en œuvre, il fera tout pour soumettre les données aux obligations de résultats (ce qu'on appelle présomption de résultats : on arrive à faire dire ce que l'on veut aux données)
   
    b-Industrialisation laborieuse.
    Pour une étude,  un travail de logistique de données est établi : est-il  utilisable pour d'autres études ? Comment ?  Quel est le coût de son industrialisation ? C'est-à-dire de sa valorisation dans la réutilisation ?  Les techniques liées à la manipulation des Base de Données transactionnelles se prêtent peu à l'extraction. La priorité est donnée à la production de la base (c'est-à-dire aux transactions : saisie , annulation , mise à jour. ), le chargé d'étude aura souvent comme premier réflexe d' échantillonner la base c'est-à-dire de la segmenter. Souvent parce qu'elle trop grande,  ou parce qu'elle contient des données " inutiles " pour l'étude envisagée !  Par ce biais, l'industrialisation est déjà compromise.


    c-Compétences techniques ou compétences métier ?
Dès les premiers instants de la mission, on voit bien que la difficulté technologique est au cœur de la mission. Ce que confirme la définition du profil du candidat : " vous avez déjà utilisé les outils et méthodes géomarketing pour des applications opérationnelles et d'aide à la décision. Vous avez une bonne maîtrise des SIG (MapInfo, Géoconcept,...), des bases de données et tableurs (Access/Excel). Des compétences en développement (VB/Mapbasic) et en statistiques sont des atouts pour ce poste "
Si j'en crois cette définition de profil : il faudrait faire un outil d'aide à la décision, tout en maitrisant des outils qui ne sont pas décisionnel : Base de donnée (et tableur !), programmation et statistique. Cette antinomie classique résulte souvent d'une absence de culture informatique réelle à propos du décisionnel, ce qu'il est censé apporter, à quel coût, avec quelles méthodes.


  A trop vouloir se cantonner au décisionnel de façade, on oublie que l'essentiel du décisionnel est de donner un accès direct à la donnée, aux personnes spécialistes du domaine qu'elles sont censées couvrir. Un chargé d'étude marketing, devrait être compétent en marketing et non pas en programmation ou en base de données !

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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 15:42

II-le cas des SIG, du décisionnel partout ?

 

  Depuis quelques temps déjà j’observe l’émergence de néologismes tels que Geodecisionnel ou Geointelligence. Partout les éditeurs promettent du décisionnel dans les SIG. Il n’est que de regarder les pages des principaux éditeurs SIG, pas un seul ou presque qui ne promette du Geo Business Intelligence. Parce que le SIG serait un outil d’aide à la décision, il serait décisionnel ?. Ce glissement sémantique est facilité par la difficulté de la traduction de termes techniques anglo-saxons et l’abus qu’on en fait en langue française.

 

   En effet, puisqu’un outil aide à la décision, pourquoi ne pas en faire un outil décisionnel ? C’est exactement ce qu’on retrouve sur le site geodecisionnel.fr . Voici la définition qu’on peut y lire :

« Le géodécisionnel désigne les usages, méthodes et outils rendus disponibles aux gestionnaires grâce à la néogéographie, c’est-à-dire à la géographie numérique, interactive, collaborative et intégrée aux Systèmes d’Information des organisations. En d’autres termes, le géodécisionnel donne de nouvelles opportunités aux gestionnaires et managers grâce à la prise en compte du facteur spatial dans leurs analyses, et ce, quel que soit la discipline, le niveau hiérarchique ou la thématique traitée : business, environnement, défense, etc. » (www.geodecisionnel.fr)

 

  Sur le même site on relève la phrase suivante: « En couplant les analyses spatiales avec le BI lors des processus d’aide à la décision, nous augmenterons la performance du management de l’organisation. Soit ! Mais pourquoi se limiter au business ? ».

  Si l’on en croit cette dernière interrogation, geodecisionnel.fr réfute la définition de « Business Intelligence » en pensant que le terme ne se limite qu’au « Business ».. sous entendu , la BI ou encore « Intelligence d’Affaire » terme le plus courant au Canada ne s’appliquerait qu’au seul monde des affaires. C’est encore là , l’illustration d’une traduction abusive et réductrice plutôt frappant dans le cadre d’une démonstration et d’un raisonnement logique . Non , la Business Intelligence ne s’applique pas seulement au monde des affaires !. et non, le décisionnel n’est pas juste défini par le fait d’aider à la décision.

 

   Mais analysons un peu plus la définition proposée par geodecisionnel: Ainsi donc, la cartographie numérique deviendrait « une opportunité » dans la prise en compte du facteur spatial dans un système d’information . Et par ce simple fait, le système deviendrait donc décisionnel. Si l’on élargit ce principe « d’opportunité » tout apport facilitant la prise en compte d’un nouveau facteur dans un processus d’analyse , rendra un système décisionnel . Ainsi , l’intégration de la facturation aurait dû, de fait , rendre le système d’information , « décisionnel ». Là, j’intègre le catalogue client , et hop , le système devient décisionnel . Ici , je prends en compte la géologie dans le règlement d’urbanisme , ou le risque de tempête sur la ligne de côte. Et hop , me voila devenu décisionnel .

 

  En réalité, la question qui se soulève est celle du rôle joué par un Système d’information (Géographique ou pas) dans une organisation. Si l’on doit retenir le principe de finalité décisionnaire dans la définition de système décisionnel, je pose la question suivante : quel est le système d’information dont la finalité n’est pas d’aider à la décision? L’ensemble des efforts autour de la systémisation d’informer n’a de sens, pour une organisation, que s’il permet une amélioration de ses processus … Même si c’est loin d’être toujours le cas, les compagnies et les institutions ne dépensent pas leur argent pour autre chose. Que l’on y rajoute de la géographie, n’y change rien. Et je pense d’ailleurs que la Néogéographie, concept abscons, ne fait qu’embrouiller le débat. C’est à la mode c’est nouveau c’est décisionnel ?

 

   De façon très similaire on retrouve une définition de Business Intelligence très intéressante sur le site de Mercurial Data : « Les solutions BUSINESS INTELLIGENCE ont pour objectif de vous apporter des réponses précises et fiables au siège, en région ou en point de vente d'un même réseau pour développer votre performance commerciale » . C’est donc clair , la Business Intelligence est ramenée au Géomarketing tout court.

Publié dans : decigeo
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